FEDER Nouvelle-Aquitaine : lutte contre les îlots de chaleur urbains, PME éligibles — clôture 16 octobre 2026
L'essentiel. FEDER Nouvelle-Aquitaine : appel à projets îlots de chaleur urbains, jusqu’à 80 % d’aide, PME éligibles, clôture le 16 octobre 2026.

La Région Nouvelle-Aquitaine ouvre la 2e session 2026 de son appel à projets FEDER « Lutte contre les effets d’îlots de chaleur urbains » (objectif spécifique 2.4, volet FEDER du programme régional FEDER/FSE+ Nouvelle-Aquitaine 2021-2027) : candidatures ouvertes du 8 juin au 16 octobre 2026. L’aide du Fonds européen de développement régional (FEDER) couvre jusqu’à 80 % des dépenses éligibles (sous réserve des autres cofinanceurs et de la réglementation des aides d’État), entre 50 000 € et 500 000 € par projet, pour une enveloppe globale de 9 M€ consacrée à la désimperméabilisation et à la végétalisation des espaces publics urbains. Fait notable pour ce type d’appel à projets, généralement réservé aux acteurs publics : les PME (petites et moyennes entreprises) figurent explicitement parmi les bénéficiaires éligibles, aux côtés des collectivités.
Le programme en bref
| Paramètre | Valeur |
|---|---|
| Dispositif | Programme régional FEDER/FSE+ Nouvelle-Aquitaine 2021-2027, volet FEDER, objectif spécifique 2.4 |
| Autorité de gestion | Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine |
| Ouverture / clôture | 8 juin 2026 / 16 octobre 2026 (2e session) |
| Taux d’aide FEDER | jusqu’à 80 % maximum des dépenses globales, sous réserve des autres cofinanceurs et de la réglementation des aides d’État |
| Aide plancher / plafond | 50 000 € / 500 000 € |
| Enveloppe de l’appel | 9 000 000 € |
| Fin d’exécution du projet | 31 décembre 2028 au plus tard |
| Dépôt | Plateforme MDNA (Mes démarches en Nouvelle-Aquitaine) |
Source : règlement de l’appel à projets, Région Nouvelle-Aquitaine, juin 2026.

Un dispositif inscrit dans l’adaptation régionale au changement climatique
L’appel à projets répond à un constat déjà documenté par les rapports scientifiques régionaux Acclimaterra et Ecobiose : la forte minéralisation des espaces publics amplifie, en zone urbaine, le phénomène d’îlot de chaleur urbain (ICU), avec un enjeu de santé publique marqué lors des épisodes caniculaires. Le règlement de l’appel précise que les projets doivent être « fondés sur la nature » et reposer sur deux leviers principaux : la désimperméabilisation des sols et le recours au végétal.
Le dispositif s’inscrit dans la feuille de route régionale Néo Terra pour la transition écologique, énergétique, climatique et sociale. Il complète les outils nationaux : le Fonds vert 2026, présenté par l’Observatoire, finance par exemple des actions de renaturation et d’adaptation à plus large échelle pour les collectivités françaises.
Qui peut candidater ? Un appel à projets ouvert aux PME
Selon le règlement de l’appel, les bénéficiaires éligibles sont :
- les collectivités territoriales et leurs groupements ;
- les établissements publics et syndicats mixtes ;
- les universités ;
- les PME ;
- les associations gestionnaires d’EHPAD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) ;
- les établissements d’enseignement privé sous contrat avec le ministère de l’Éducation nationale.
Cette ouverture aux PME reste strictement encadrée par les critères du règlement de l’appel. Le projet doit se situer dans un îlot de chaleur caractérisé, produire des bénéfices vérifiables pour le confort thermique et « une reconnexion des personnes avec la nature de proximité » — ce qui suppose un site fréquenté par du public ou des usagers, et non un espace privé fermé. Le porteur doit par ailleurs justifier, au dépôt, de sa maîtrise foncière du site ou des démarches en cours pour l’obtenir. Concrètement, une PME candidate sur un projet d’aménagement d’un espace qu’elle possède ou gère — un parc d’activités, les abords d’un site industriel ou commercial — et ouvert aux personnes qui le fréquentent, plutôt que sur une prestation de service pour le compte d’un tiers.
Quelles dépenses sont couvertes
Le règlement de l’appel liste les postes éligibles : études d’analyse des surchauffes urbaines, études préalables (hydrauliques, hydrologiques, géotechniques), acquisitions foncières (dans la limite de 10 % de l’assiette du projet), assistance à maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre, aménagements paysagers de gestion des eaux pluviales (noues, jardins de pluie), déconnexion du réseau pluvial, désimperméabilisation des sols, renaturation de berges, création d’espaces verts de pleine terre en essences locales, aires de stationnement paysagères, végétalisation ou blanchiment de toiture, et frais de personnel interne direct (à condition d’un taux d’affectation minimum de 10 % du temps de travail sur la durée du projet).
À l’inverse, sont explicitement exclus : les plantations hors sol, le mobilier urbain, les équipements sportifs, l’abattage d’arbres (sauf raisons sanitaires et de sécurité des publics), les travaux augmentant les surfaces artificialisées, les revêtements imperméables même à albédo élevé, et les projets conduits au titre d’une obligation réglementaire (compensation environnementale, défrichement). Un projet est également inéligible si la strate arborée de son périmètre a été supprimée l’année précédant le dépôt de la demande, sauf raisons sanitaires et de sécurité des publics dûment justifiées.
Comment les projets sont sélectionnés
Si le volume de dossiers éligibles dépasse l’enveloppe de 9 M€, la Région opère un classement sur une grille de points portant notamment sur : la localisation en zone prioritaire (quartier prioritaire de la politique de la ville, zone France Ruralités Revitalisation, établissement scolaire ou EHPAD), le taux de désimperméabilisation nette proposé, le choix d’une palette végétale locale et multistrate, les bénéfices pour la biodiversité et les milieux aquatiques, l’intégration dans un document d’urbanisme favorisant la sobriété foncière, et le potentiel de reproductibilité de l’opération.
Pour un porteur — collectivité comme PME — cela signifie qu’un dossier bien argumenté sur ces critères, et non la seule conformité administrative, conditionne l’accès effectif au financement une fois l’enveloppe sollicitée.
Calendrier et procédure de dépôt
L’appel est ouvert du 8 juin au 16 octobre 2026. Une dépense n’est éligible à une contribution FEDER que si elle a été engagée et versée à compter du 1er janvier 2021, et l’opération ne doit pas être matériellement achevée avant le dépôt de la demande. Le projet retenu doit être terminé, physiquement et financièrement, au plus tard le 31 décembre 2028.
Le dossier se dépose sur la plateforme MDNA (Mes démarches en Nouvelle-Aquitaine). Les lauréats devront ensuite compléter leur dossier avec les pièces justificatives administratives spécifiques aux modalités d’intervention de l’aide européenne, listées en annexe de la notification de présélection. Pour toute question technique sur le montage du dossier, la Région oriente vers ue.environnement@nouvelle-aquitaine.fr, et le Service Relations Usagers reste joignable au 05 49 38 49 38 pour les difficultés techniques liées à la plateforme.
Ce que la fiche web ne dit pas — et où le trouver
La page de présentation de l’appel sur le site de la Région ne mentionne ni taux de cofinancement ni montants : ces informations figurent uniquement dans le règlement détaillé de l’appel à projets, document de référence à télécharger avant tout dépôt. C’est également ce document qui fixe la liste exhaustive des dépenses éligibles et inéligibles, ainsi que la grille de sélection — un point de vigilance pour tout porteur de projet qui se contenterait de la fiche de synthèse en ligne.
Monter un dossier crédible
Le cadre est technique — caractérisation de l’îlot de chaleur via l’outil ADEME « Plus fraîche ma ville » (ou un outil équivalent) pour les communes de moins de 20 000 habitants, ou via une étude de modélisation de la surchauffe urbaine pour celles de plus de 20 000 habitants, justification chiffrée des bénéfices attendus (taux de désimperméabilisation, palette végétale, gestion des eaux pluviales), cohérence avec les documents d’urbanisme locaux. Hector Transitions accompagne les porteurs de projets dans le montage de dossiers de financements européens, de la qualification de l’éligibilité à la structuration du plan de financement.
Cet appel à projets FEDER régional illustre une logique que l’on retrouve sur d’autres programmes : le FEDER Bretagne dédié aux smart-ports ou le FEDER Nouvelle-Aquitaine consacré à la méthanisation montrent comment chaque région décline, sur des objectifs spécifiques distincts, le même règlement (UE) 2021/1058 relatif au FEDER et au Fonds de cohésion. La liste complète des appels à projets FEDER Nouvelle-Aquitaine en cours permet de vérifier si un autre dispositif correspond mieux à un projet donné.
Passer de l’information à l’action
Un dossier FEDER se construit avant le dépôt : diagnostic technique, plan de financement, cohérence avec les documents de planification locaux. Démarrez un projet avec Hector Transitions pour engager une première discussion sur votre projet d’adaptation urbaine.
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